diaphragme

Le Diaphragme, ce muscle si essentiel que l’on ignore…

 

Le diaphragme ? Vous en avez entendu parler, vous ne savez pas trop où il est ni vraiment à quoi il sert.

Pourtant, il est essentiel à notre survie, à notre respiration, notre métabolisme, notre bien-être, notre posture, et bien plus encore… C’est le moment de se plonger dans l’univers fascinant de ce muscle formidable, le diaphragme ! 

 

 

Le diaphragme (prononcez di-a-fra-gm) est un terme dérivé de deux mots grecs signifiant en travers et obstruer, boucher.

Le diaphragme thoracique sépare le thorax de l’abdomen.

Plus précisément, le diaphragme est un muscle qui forme une coupole au-dessus des organes de l’abdomen et qui les sépare des organes situés dans le thorax. Outre ce rôle séparateur, le diaphragme est le moteur principal de la respiration.

Contrairement à ce que son étymologie pourrait laisser penser, le diaphragme n’obstrue pas. C’est au contraire un lieu de communication essentiel entre les éléments anatomiques du thorax et de l’abdomen. Il laisse ainsi le passage  à l’œsophage, à la trachée, aux nerfs, aux artères et veines (dont l’aorte) ainsi qu’aux vaisseaux lymphatiques.

Pour permettre une bonne communication entre votre cage thoracique et votre ventre, le diaphragme a donc besoin d’être souple, le moins crispé possible.

 

En ostéopathie, nous distinguons 3 diaphragmes différents dans notre organisme : le diaphragme thoracique, pelvien (au niveau du bassin) et la tente du cervelet (au niveau du crâne). Nous parlons aujourd’hui du principal diaphragme : le diaphragme thoracique, principal muscle de la respiration.

Quel est le rôle du diaphragme ?

Le diaphragme est le muscle respiratoire principal. Associé aux muscles intercostaux, il assure la mécanique de la respiration en alternant les mouvements d’inspiration et d’expiration.

Il s’attache à la fois derrière sur la colonne vertébrale, sur les côtés au niveau des côtes et devant au niveau du sternum. Eh oui, il fait tout le tour !

A l’inspiration, le diaphragme et les muscles intercostaux se contractent. En se contractant, le diaphragme s’abaisse et s’aplatit. Sous l’action des muscles intercostaux, les côtes remontent ce qui élève la cage thoracique et pousse le sternum vers l’avant. Le thorax augmente alors de volume, sa pression interne diminue ce qui provoque un appel d’air extérieur.

Résultat : l’air pénètre dans les poumons.

La fréquence de la contraction du diaphragme définit la fréquence respiratoire.

À l’expiration, le diaphragme et les muscles intercostaux se relâchent, ce qui provoque une descente des côtes tandis que le diaphragme s’élève pour reprendre sa position initiale. Petit à petit, la cage thoracique s’abaisse, son volume diminue ce qui augmente sa pression interne. Par conséquent, les poumons se rétractent et l’air s’en échappe.

 

Que se passe t-il lorsque votre diaphragme ne fonctionne pas correctement ?

Lorsque le diaphragme reste tendu et se crispe, il a tendance à rester dans sa position basse et à comprimer continuellement les organes de l’abdomen jusqu’au bassin. Il génère alors de multiples tensions dans l’organisme et des désagréments souvent sans gravité.

Cela peut se traduire par :

-une sensation de crispation au niveau du plexus solaire, situé en dessous du sternum (noeud) éventuellement douloureux qui peut s’étendre jusqu’à la colonne vertébrale. Cette sensation d’oppression est angoissante.

-une impression de ventre gonflé due à la pression continue dans l’abdomen

-l’apparition d’un dos vouté (le ventre gonflé fait plier le dos) ou la modification de la posture. Les attaches du diaphragme notamment sur la colonne vertébrale sont communes à d’autres muscles comme le psoas ou l’iliaque. Une tension du diaphragme a une répercussion globale sur le corps et sur la posture avec une respiration plus réduite car le mouvement du diaphragme est plus limité. L’expiration du CO2 est également incomplète.

-une digestion plus difficile car le diaphragme abaissé exerce une pression continue sur le foie, l’estomac et bien d’autres organes comme le pancréas, les intestins. L’estomac peut être douloureux (boule au ventre), le transit intestinal déréglé (constipation, transit accéléré, douleurs..).

-l’oppression du coeur avec les perturbations qui peuvent en découler (palpitations, sensation de malaise cardiaque, sensation augmentée des battements du coeur, accélération du rythme…) et, bien entendu, le stress que ces malaises engendrent.

-un mauvais retour veineux notamment au niveau des jambes. Le mouvement de va-et-vient du diaphragme ainsi que la pression exercée sur l’abdomen favorisent la circulation du sang (expulsion vers le cœur et aspiration par le foie). Le mouvement de compression et de décompression du foie assiste celui-ci dans son fonctionnement qui est notamment d’épurer le sang.

-une hernie hiatale (déplacement de l’estomac par pression continue du diaphragme) avec de possibles remontées acides dans l’oesophage.

-un dérèglement du système neurovégétatif (système de régulation de la digestion, de la respiration, de la circulation artérielle, sécrétion des hormones…)

-des soucis au niveau du périnée (muscles) avec notamment ce que l’on appelle un périnée faible et ses conséquences (incontinence, difficulté à vider sa vessie, descente des organes, constipation, dysfonctionnement sexuel, douleurs pelviennes ou vaginales…)

Quelques exemples d’utilisation du diaphragme : 

 

Mise à part son rôle principale, celui de la respiration, le diaphragme est fort utile pour le chant, le sport, la détente, la digestion…

Les chanteurs utilisent le diaphragme pour protéger les cordes vocales et de gagner en puissance.

Pour cela, ils font des exercices pour muscler le diaphragme en plus de leur routine d’échauffement de la voix.

Avant tout, il faut savoir le sentir, action difficile au début car c’est un muscle invisible.

La meilleure façon pour chanter avec son ventre est d’imaginer que vos muscles du diaphragme sont comme une plateforme ou un plateau. Ils doivent être solides et stables et servir de base à votre voix pour qu’elle puisse être projetée à travers votre colonne d’air.

Si vous avez des difficultés à sentir votre diaphragme, allongez-vous sur le dos par terre et placez un poids moyen comme un gros livre sur votre ventre. Soulevez ce poids en utilisant uniquement les muscles dans votre ventre. Simultanément, inspirez de l’air pour remplir vos poumons au maximum. Maintenant, chantez. Les muscles que vous utilisez constituent votre diaphragme.

 

Les sportifs doivent entraîner et maîtriser leur diaphragme et leur souffle

Le fait d’effectuer une respiration abdominale à l’effort, est dit économique car elle utilise moins de muscles que la respiration thoracique.

Les poumons vont suivre l’abaissement du diaphragme en direction de l’abdomen ; cela aura une conséquence bénéfique sur l’apport en oxygène.

Certains sports nécessitent une grande maîtrise de la respiration, au travers du diaphragme : l’apnée, le biathlon, le tir à l’arc, etc…

 

Diaphragme et ostéopathie

 

L’ostéopathe va pouvoir agir sur le fonctionnement du diaphragme, notamment en libérant les différentes insertions de ce muscle et en redonnant une dynamique de la cage thoracique dont le sternum.

Il va utiliser des techniques spécifiques pour équilibrer le caisson thoracique (cavité) et le caisson abdominal afin de faciliter les échanges et favoriser l’amplitude respiratoire.

Il va également vérifier les vertèbres en rapport avec le diaphragme, toujours pour un meilleur fonctionnement, un meilleure mobilité du diaphragme.

L’ostéopathe va vous montrer des exercices de respirations, en voici un :

à l’inspiration, laissez le ventre se détendre et se gonfler. A l’expiration, creusez le ventre en rentrant le nombril vers l’intérieur.

Retrouver une telle respiration permet de détendre son diaphragme et de mieux maîtriser son stress.

 

Le diaphragme est le muscle principal de la respiration, savoir l’utiliser correctement, aboutit à une meilleure santé, soit une homéostasie retrouvée (c’est un processus physiologique  permettant de maintenir certaines constantes du milieu intérieur de l’organisme (ensemble des liquides de l’organisme) nécessaires à son bon fonctionnement (entre les limites des valeurs normales).

Il permet d’évacuer le stress si on prend le temps de faire quelques exercices de respirations profondes, lentes et complètes associées à une alimentation équilibrée et à une activité physique régulière. 

 

 

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Sandra MARNET

Sandra MARNET

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