syndrome cyriax

Le syndrome de Cyriax 

Vous avez des douleurs devant le thorax ? Quand vous touchez vos côtes, il peut y avoir des irradiations dans le thorax, le dos et parfois l’abdomen ? Ces douleurs s’accentuent lorsque vous bougez votre tronc ? à la toux ? à l’inspiration maximale ?

Il est possible que vous souffriez du syndrome de Cyriax.

 

Qu’est ce que le syndrome de Cyriax ?

Ce dernier consiste en une malformation ou subluxation des cartilages antérieurs des côtes inférieures (bien souvent la 8ème/9ème/10ème). Ces côtes ayant un cartilage costal commun et particulier (puisqu’il les relie au sternum indirectement), elles auront plus tendance à se subluxer. Or ces articulations sont fragiles et les ligaments interchondraux les maintenant sont peu résistants.

Dans ce syndrôme, le cartilage d’une côte devient alors plus mobile que la normale et provoque un basculement de celle-ci sur celle située au dessus ou en dessous. Il peut alors apparaitre une compression du nerf intercostal qui se situe entre les deux côtes, pouvant irradié tout le long de la côte jusque la partie supérieure de l’abdomen.

Il atteint majoritairement les hommes, et l’âge varie de 20 à 80 ans.

Comment cela arrive t il ?

Le syndrome est difficile à diagnostiquer car le patient n’associe pas toujours les douleurs au traumatisme et la douleur de l’hypochondre droit sera  rattachée le plus souvent à une pathologie hépatique, biliaire ou gastrique.

Les examens d’imagerie sont tous normaux et le diagnostic est bien souvent difficile.

Il faut distinguer deux types de traumatisme à l’origine de la survenue du syndrome de Cyriax :

  • les événements directs : un traumatisme direct sur les côtes, les sports de contact (avec coups répétés sur l’avant du tronc), chute (ski), travaux de force (comme pousser une voiture en étant sur le côté et en s’aidant de ses côtes), accident de la route (choc contre le volant de voiture).
  • les événements indirects : effort musculaire violent et non adapté, effort de traction ou de poussée intense, éternuement fort.

Traitements médicaux existants sont pauvres : On conseille classiquement le repos et l’immobilité, un bandage antalgique, une infiltration (nous vous la conseillons pas en première intention car elle ne fais que masquer la douleur). La chirurgie reste un traitement très rare pour cette pathologie.

 

L’ostéopathie dans tout ça ?

Face à ces traitements relativement peu efficaces, le patient est souvent livré à lui même. Pourtant, l’ostéopathie permet un traitement non invasive, non médicamenteux et très efficace.

Lors de l’examen, l’ostéopathe peut mettre en évidence une douleur lors de la mobilisation de la côte incriminée dans un sens et pas dans l’autre.

Une fois le diagnostic est établi, l’ostéopathe réalise alors le plus souvent une manipulation douce dans le sens de la non douleur qui aboutit à une guérison souvent rapide et efficace.

Des tensions de la cage thoracique peuvent aussi pré-contraindre la côte dans sa position physiologique : l’ostéopathe investiguera alors tout le caisson thoracique pour le libérer de toute contrainte mécanique et tissulaire.

La précordialgie correspond à une douleur de la cage thoracique qui peut ressemble à un problème cardiaque, mais dont l’origine n’est pas du tout organique (cardiaque ou pulmonaire), mais pariétale (cage thoracique). Une précordialgie peut donc être un contexte favorisant le syndrome de Cyriax.

 

Quelques conseils :

  • Se ménager : avant tout, le repos est la première chose, surtout post-traumatique.
  • Etirements des muscles inter-costaux : situés entre deux côtes, ces muscles peuvent se retrouver spasmés lors qu’il existe une perte de mobilité costale. L’étirement consistera au « mouvement de la danseuse » : en position assise, le bras côté douloureux positionné au dessus de la tête, le mouvement consistera en un inclinement vers le côté non douloureux, tout en gardant bien les fesses posées à plat. Il faut alors bien « creuser  les reins » du côté non douloureux. La position est maintenue durant deux minutes (tout en restant sous un seuil de douleur) et est accompagnée de temps de respiration ample.
  • Des exercices de respiration : le but du travail de respiration sera de limiter les efforts de respiration thoracique pure et privilégier une respiration abdominale courte afin de ne pas mobiliser les côtes pinçant le nerf intercostal. Les exercices de respiration vous permettront de retrouver une amplitude thoracique correcte et ainsi une meilleure mobilité costale.

Vous présentez des symptômes évoquant un syndrome de Cyriax ? Vous souffrez depuis longtemps de cette pathologie ? Partagez votre expérience dans les commentaires ci dessous, nous vous y répondrons avec plaisir !

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Manon Garioud

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