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Les beaux jours s’installent doucement mais sûrement, nous sortons de notre hivernation et rêvons de grande randonnées pour respirer et se remettre en forme.

Une série pour nous accompagner sur les bienfaits de la marche à pied mais également ses risques et surtout les conseils nécessaires pour ne pas se lancer mal préparés.

 

En plus des crampes ou des contractures musculaires le plus souvent dues au surentraînement, un manque d’étirement et d’hydratation, les blessures en randonnées ne préviennent pas et peuvent surprendre très vite le marcheur. Elles se situent essentiellement au niveau du membre inférieur et tout particulièrement le pied et la cheville, la partie la plus vulnérable lorsque l’on marche.

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Entorse de la cheville : les différents stades

les entorses de la cheville peuvent être benignes comme plus graves

La majorité des entorses de la cheville viennent d’un étirement ou déchirement d’un ou des faisceaux du ligament latéral externe. ©CNAMTS 2011

La cheville est une articulation entre certains os du pied (talus) et la jambe (tibia et fibula). La stabilité de l’articulation est assurée par un ensemble ligamentaire, dont le ligament latéral externe (LLE) divisé en trois parties (faisceaux). L’entorse de cheville dans la majorité des cas est une élongation ou un déchirement, le plus souvent brutale suite à un faux mouvement en inversion (la pointe du pied par vers l’intérieur), d’une ou de plusieurs parties de ce ligament. Il existe différents stades de gravité :

  • Entorse moyenne : Rupture partielle ou totale d’un des faisceaux du LLE. Le gonflement est important et peut s’accompagner d’un hématome (témoin de la rupture). La douleur est intense et la mécanique de la cheville fonctionne difficilement en se tordant plus facilement. L’appui au sol et la marche sont impossibles. Selon la prise en charge, la reprise du sport peut se faire après 4 à 6 semaines.
  • Entorse grave : Rupture totale de 2 ou des 3 faisceaux du LLE. La douleur est violente et brutale. Le gonflement et l’hématome restent diffus sur toute la face externe de la cheville. La cheville est instable et s’accompagne d’une perte de mobilité et la marche impossible. La guérison et la reprise du sport sont variables, mais pas avant 6 à 8 semaines.

 

Prise en charge ostéopathique de l’entorse de la cheville

Elle est différente selon la gravité. Mais dans tous les cas les premiers gestes sont : Arrêt immédiat et repos total de l’articulation. Poser de la glace minimum 15min, 3 à 4 fois par jour pendant les 3 premiers jours. Le glaçage n’aura pas forcément d’effet sur la réduction du gonflement, mais potentialisera le drainage de l’inflammation. Pommade anti-inflammatoire. Essayer pendant le sommeil de surélever la cheville pour qu’elle soit au-dessus du niveau du cœur. Si vous avez les connaissances et le matériel, un strapping peut être envisagé. Augmenter l’hydratation.

 

Les blessures à la cheville sont courantes lors de randonnée

Une mauvaise préparation ou une marche improvisée peut rapidement vous conduire à prendre des risques inconsidérés qui se traduisent rapidement en entorse de la cheville.

 

Les conseils de l’ostéopathe en cas d’entorse de la cheville

  • Poser la glace 2 à 3 minutes puis laisser à l’air libre pendant la même durée. Poser la glace à nouveau 2 à 3 minutes. Répéter pendant 15minutes minimum. L’alternance glace/température ambiante entraîne un rythme de vasoconstriction/vasodilatation favorisant le drainage de l’inflammation.
  • Préférer un anti-inflammatoire naturel type baume du tigre (petit et léger dans un sac à dos).
  • Pour les entorses simples, il est important après 2 jours de bouger dans la limite de la douleur l’articulation sans appuis au sol.
  • Si le gonflement persiste, des cataplasmes d’argile verte peuvent aider au drainage.
  • Lorsque la douleur a disparu, stabiliser et renforcer l’articulation par des exercices de rééducation et de proprioception. Un exemple simple de proprioception est de rester sur un pied yeux ouvert, puis yeux fermés.

Reprendre progressivement l’activité sportive en commençant par la marche, le vélo et la natation. Un travail complémentaire entre le kinésithérapeute, l’ostéopathe et parfois le podologue est envisageable.

 

L’entorse de la cheville est l’un des risques les plus importants de blessures en randonnées, vous pouvez également connaître les joies d’une amoule au pied, d’une entorse du genou ou pourquoi pas d’une aponévrosite plantaire ?

Author Info
Yannis Tillard

Yannis Tillard

Ostéopathe D.O issu du centre international d’ostéopathie, mon parcours atypique m’a permis de vivre et d’exercer l’ostéopathie sur plusieurs continents comme en Asie dans des monastères bouddhistes et des centres de méditations. J’ai l’habitude de travailler en complémentarité avec d’autres disciplines médicales et paramédicales pour un meilleur suivi du patient et une prise en charge plus efficace.

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