La maladie de Lyme (ou borréliose de Lyme) est transmise par la piqûre d’une tique infectée par une bactérie de la famille des spirochètes. Toutes les tiques ne sont pas infectées et l’infection est souvent sans symptôme. Cependant elle peut provoquer une maladie parfois invalidante dont la gravité est variable.

La maladie est en plein développement et le nombre de cas ne fait qu’augmenter surtout en Amérique du Nord et en Europe. Dans la majorité des cas la morsure de tique à lieu dans un environnement boisé, les jardins ou dans les hautes herbes. Les personnes pratiquant des activités nature ou encore les enfants sont donc plus susceptibles d’être touchés.

Les zones où la maladie de Lyme est signalée

Aucune transmission interhumaine par voie sanguine n’a été recensée, mais la transmission directe « mère enfant in utero » (mais pas via l’allaitement) est possible.

Dans certains cas, la maladie reste asymptomatique, mais la présence de signes cliniques peu spécifiques rend le diagnostic parfois long et difficile. Globalement, elle évolue sur plusieurs années ou dizaines d’années sur trois phases plus ou moins bien définies.

 

Signes cliniques et symptômes

Stade primaire :

Dans la majorité des cas, la manifestation dermatologique la plus fréquente est « l’érythème migrant » qui apparaît entre et 3 et 30j après la morsure de la tique. Celui-ci peut être plus ou moins discret comme absent dans quelques cas. Cette plaque ronde et rouge ne démange pas et migre (parfois de plusieurs dizaines de centimètres) de façon centrifuge allant parfois jusqu’à former un anneau autour de la tâche centrale (lieu de la morsure). L’érythème disparaît ensuite en quelques semaines ou quelques mois.

En plus de cette manifestation cutanée, d’autres symptômes peuvent ce rajouter :

  • fièvre (souvent discrète)
  • fatigue anormale
  • parfois maux de tête associés à une raideur de la nuque,
  • douleurs articulaires et/ou musculaires
La maladie de Lyme est véhiculée par des tiques infectées

Stade secondaire :

Si aucun diagnostic n’a été posé ou aucun traitement antibiotique prescrit, la maladie peut évoluer en une phase secondaire qui peut apparaître en quelques semaines, mois ou dans certains cas après plusieurs années. Des signes cliniques se développent dans d’autres parties du corps de façon ciblée. Les manifestations sont le plus souvent neurologiques (Neuroborréliose) et/ou rhumatologiques (Arthrite de Lyme).

  • Neuroborréliose : elle se traduit le plus souvent par des douleurs neurologiques radiculaires et des paresthésies. Elle s’accompagne aussi d’une atteinte des nerfs crâniens pouvant aboutir une paralysie faciale unie ou bilatérale. Une méningite ou encore un syndrome de Guillain-Barré peuvent aussi apparaître.
  • Arthrite de Lyme : dans la majorité des cas, les douleurs articulaires touchent en priorités les genoux, les coudes et les épaules. Elles s’accompagnent parfois de douleurs musculaires et d’une fatigue anormale. Une fois de plus, cette phase de la maladie peut s’exprimer après plusieurs mois ou années après la morsure.
  • Autres symptômes : dans de cas plus rares, il est possible que la maladie touche d’autres organes comme le cœur. Des palpitations, une insuffisance cardiaque ou des arythmies peuvent alors apparaître.

 

Stade tertiaire :

Ce stade est grossièrement la généralisation tardive de l’infection. Si aucun diagnostic ou traitement n’a été posé, cette phase s’accompagne de l’augmentation de tout ou d’une partie des symptômes et du passage à la chronicité de ceux-ci.

 

Comment traiter la maladie de Lyme ?

Plus le traitement est tardif plus la guérison est lente. Au stade primaire, la maladie peut être guérie par l’antibiothérapie au minimum pendant 3 semaines et jusqu’à disparition des symptômes. Au stade secondaire et tertiaire, l’antibiothérapie peut durer plusieurs mois voir plusieurs années.

Prévention :

  • identifier les situations à risques :

Les tiques vivent dans un environnement boisé et humide, les herbes hautes, les prairies ou les parcs en dessous de 1500m d’altitude. Les professionnels travaillant dans la nature ainsi que les amateurs de sport de plein air sont les plus exposés. Le risque maximum est entre avril et novembre.

  • Se protéger

Lors d’une sortie en nature, porter des vêtements longs qui couvrent les bras et les jambes. Il est possible de mettre des répulsifs sur la peau ou les vêtements en respectant les précautions indiquées sur le mode d’emploi. Après la sortie, inspecter soigneusement l’ensemble du corps en particulier les aisselles, plis du coude, derrière les genoux, le cuir chevelu, derrière les oreilles ou les régions génitales à la recherche d’une éventuelle morsure.

  • En cas de morsure de tique

Ne mettre aucun produit sur la tique et ne pas tenter de la retirer avec les ongles. Il est conseillé d’utiliser un « tire-tique » en saisissant la tique à la base sans l’écraser. Tourner puis tirer doucement jusqu’à ce que la tique se décroche. Enfin, désinfecter la peau.

 

tire-tique

Utilisation du tire-tique

 

Et l’ostéopathie dans tout ça ?

Bien évidemment l’ostéopathie en aucun cas ne guérit la maladie de Lyme, mais elle peut apporter un meilleur confort du patient au quotidien notamment dans la prise en charge d’arthrites dues à la maladie de Lyme.

Un suivi ostéopathique pourra alors soulager les douleurs et diminuer les gonflements, tout en augmentant la mobilité des articulations atteintes et en rétablissant une bonne souplesse des tissus.

Les techniques de mobilisations douces des articulations, de certains muscles ou ligaments permettent aussi de stimuler la circulation des fluides. L’ostéopathie jouera donc aussi un rôle dans les échanges cellulaires en augmentant le retour veineux et en drainant les liquides inflammatoires au niveau des articulations touchées. Généralement, une seule consultation ne suffit pas à soulager des douleurs articulaires inflammatoires et un suivi à moyen et long terme avec votre ostéopathe pourra être effectué.

 

Author Info
Yannis Tillard

Yannis Tillard

Ostéopathe D.O issu du centre international d’ostéopathie, mon parcours atypique m’a permis de vivre et d’exercer l’ostéopathie sur plusieurs continents comme en Asie dans des monastères bouddhistes et des centres de méditations. J’ai l’habitude de travailler en complémentarité avec d’autres disciplines médicales et paramédicales pour un meilleur suivi du patient et une prise en charge plus efficace.

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