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La prothèse de hanche, conseils et ostéopathie

 

De nos jours, une intervention chirurgicale pour une prothèse de hanche, c’est facile ! 

Facile, mais pas anodin… Sandra MARNET, ostéopathe, va vous faire découvrir la prothèse de hanche sous un jour nouveau !

 

 

Cette opération peut désormais se réaliser en ambulatoire si le patient ne présente aucune autre pathologie qui pourrait compliquer l’intervention ou mettre en jeu son pronostic vital.

Attention, l’opération de prothèse n’est pourtant pas une opération si anodine ; elle concerne une articulation clé de notre organisme. En effet, vous utilisez votre hanche à chaque pas : vous la sollicitez plusieurs milliers de fois par jours (l’OMS préconise 10 000 pas par jour pour votre santé). La hanche a un rôle postural important.

De plus, la hanche est située dans un région fragile, avec de nombreux éléments anatomiques vitaux.

Vous l’aurez compris, l’intervention chirurgicale sur cette zone est à prendre au sérieux.

S’il vous semble logique d’effectuer une rééducation après une intervention, cela l’est peut-être moins avant l’opération. Pourtant, l’ostéopathie permet un traitement utile et bénéfique à la fois avant et après l’intervention chirurgicale.

 

Quand doit-on penser à la prothèse de hanche ?

 

L’arthrose de hanche est appelée coxarthrose ; une diminution de la surface articulaire entre le bassin et le fémur trop importante peut faire discuter d’une prothèse (pincement). Si l’arthrose est trop évoluée, le bassin et le fémur peuvent même rentrer en contact et « fusionner ». Pour rappel, l’arthrose est une pathologie dégénérative du cartilage, responsable d’une diminution de la surface articulaire située entre deux os.

La limitation des mouvements de la hanche est également un élément à prendre en considération car elle peut vous gêner dans votre vie quotidienne voire vous faire perdre votre autonomie (la limitation concerne principalement l’abduction/adduction, flexion/extension, rotation et circumduction).

D’autres symptômes sont également à prendre en compte : une marche difficile, une boiterie, une douleur dans l’aine ou au niveau de la cuisse calmée au repos et accentuée aux mouvements, une sensation de raideur douloureuse le matin, qui s’estompe en quelques minutes.

Lorsque les médicaments anti douleurs et/ou anti inflammatoires ne font plus leurs effets pendant une poussée d’arthrose, consultez votre médecin.

 

A la vue de ces différents symptômes, il pourra être discuté de la nécessité d’une opération de prothèse de hanche. La balance bénéfice/risque est à mesurer avec attention en fonction de nombreux paramètres (votre âge, vos antécédents médicaux, votre activité, etc…).

 

Faire une séance d’ostéopathie avant l’opération, pourquoi ?

Il est important de faire un bilan ostéopathique avant une intervention chirurgicale de prothèse de hanche pour éliminer tous les conflits articulaires et travailler sur le système liquidien,  le système lymphatique qui joue un rôle important sur les défenses immunitaires.

L’ostéopathe permet ainsi une meilleure récupération générale post-opératoire.

 

L’ostéopathe va procéder à un bilan, c’est-à-dire :

– Effectuer une anamnèse (interrogatoire sur les antécédents du patient(e).

Vérifier, tester le bon fonctionnement :

– du cadre osseux du bassin : (les deux iliaques, le sacrum, coccyx, symphyse pubienne),

– du système ligamentaire et de la membrane obturatrice du bassin,

– du système musculaire du bassin, notamment le muscle piriforme qui peut comprimer le nerf sciatique (car ce nerf émerge juste en bas du ventre du muscle).

-sans oublier les muscles spoas-iliaque, les deux principaux muscles de la marche.

Vérifier :

-les positions des organes du petit bassin (utérus/prostate, vessie).

-les systèmes musculaires, articulaires, ligamentaires, artériels, veineux nerveux, lymphatiques des membres inférieurs.

 

 

L’ostéopathie après l’opération de la hanche ?

L’ostéopathe va devoir attendre quelques semaines, voire quelques mois (la durée sera variable selon la capacité de récupération de la personne) avant de pouvoir effectuer la séance post opératoire.

La séance d’ostéopathie post opératoire sera plus délicate  car il y a des mouvements à éviter comme l’adduction (rapprochement de hanche vers l’axe du corps).

La séance d’ostéopathie permettra d’éviter, par exemple, l’éventuelle tendinite du muscle psoas, la tension des muscles abdominaux et les restrictions des muscles fessiers (observations faites, après ce genre d’intervention).

L’ostéopathe vérifiera les articulations du bassin, des membres inférieurs et l’axe crânio-sacré.

Il sera à l’écoute des motifs de consultations et de la douleur.

Pour finir, l’ostéopathe donnera des conseils :

  • d’étirements
  • de renforcements musculaires
  • Pour une récupération optimale, votre ostéopathe pourra vous orienter vers un kinésithérapeute, un médecin ou tout autre  professionnel  formé  à la technique du drainage lymphatique manuelle, en complément de la séance d’ostéopathie post opératoire.

Quels sont les sports autorisés avec une prothèse de hanche ?

Sports autorisés 

La marche rapide, golf natation, canoë, bowling, voile, gymnastique, ski alpin sur pente moyenne, ski de fond, vélo d’appartement

Sports autorisés avec prudence 

Le tennis double sur terre battue, randonnées en moyenne montagne, tennis de table, escrime, vélo de route, équitation

Sports fortement déconseillés 

Le tennis en simple sur terrain dur, squash, ski alpin sur pente raide et/ou bosses, escalade, sports de combat, sport de ballon avec pivots.

 

Les conseils de l’ostéopathe pour votre quotidien

Il est important de prendre en compte ces conseils afin de permettre une bonne tolérance de votre prothèse et de prévenir les risques de luxation de cette prothèse de hanche.

Dormir et se lever

– Pour éviter de croiser les jambes durant votre sommeil, pensez à installer un coussin entre les deux jambes comme un coussin séparateur de genoux.

– Si vous dormez sur le côté, dormez sur le côté de la jambe opérée.

– Pour vous lever du lit, dans un premier temps, relevez votre buste afin de vous asseoir au milieu du lit puis pivotez le bassin et les jambes en « bloc » afin de vous retrouver au bord du lit.

– Prenez appui sur les deux mains pour vous lever

– Attention, la hauteur du lit ne doit pas être trop basse. En effet, si elle est trop basse, votre hanche se retrouve en flexion trop importante. Pensez-donc à rehausser votre lit si besoin avec des rehausseurs de lit.

Se laver 

Que vous ayez une baignoire ou une douche, la toilette se fait en étant assis. Il existe de nombreuses aides techniques vous facilitant la réalisation de la toilette sans vous baisser.

Si vous avez une baignoire, l’enjamber n’est plus possible au cours des premiers mois (risque de luxation). L’installation d’une planche de bain permet de réaliser sa toilette en toute sécurité

Si vous avez une douche, l’installation d’un tabouret de douche ou d’une chaise de douche ainsi que d’une barre d’appui sont fortement conseillés.

Pour vous laver les pieds, utilisez une brosse à long manche.

Utilisez une grande serviette de bain permet de ne pas se baisser.

Dans la douche comme dans la baignoire, placez un tapis de bain antidérapant à l’intérieur ET à l’extérieur.

S’habiller 

Là encore, les mouvements luxant sont très présents : évitez de vous baisser pour mettre vos chaussettes, sous-vêtements et pantalon, évitez de croiser les jambes ou d’amener la jambe vers vous. Des aides techniques à l’habillement et des astuces existent :

Pour vos chaussettes, utilisez un enfile-chaussettes.

Pour vos sous-vêtements et pantalons : vous pouvez utiliser une pince de préhension.

Pensez à vous chausser correctement : avec des chaussures thérapeutiques à semelles stables.

Se déplacer et monter/descendre des escaliers 

Lorsque vous êtes debout et lors de vos déplacements, pensez à ne pas mettre tout le poids de votre corps sur la jambe opérée.

Evitez les demi-tours ou changement de directions brusques. Effectuez-les sans pivoter sur le pied de la jambe opérée.

Dans un premier temps, montez et descendez les escaliers marche après marche. Il est important de suivre les étapes suivantes :

  • Pour monter : prendre appui sur la rampe, puis commencez par mettre le pied de la jambe non opérée sur la marche. Ensuite, ramenez le pied de la jambe opérée sur le même niveau.
  • Pour descendre : placez le pied de la jambe opérée sur la marche inférieure puis placez le deuxième pied sur la même marche.

S’asseoir 

Privilégiez les chaises avec une hauteur d’assise pas trop basse : cela permet de réduire la flexion de la hanche. La hauteur idéale d’assise est lorsque les hanches sont à la même hauteur que les genoux.

Asseyez-vous droit, les jambes de face par rapport au corps.

Aux WC, pensez à surélever la cuvette avec un siège rehausseur de toilettes si celle -ci est trop basse notamment au cours des 3 premiers mois suivant l’opération et à installer un cadre de toilette ou une barre d’appui pour vous relever facilement sans forcer.

Conduire 

La conduite est interdite durant les deux premiers mois (sauf si vous avez une voiture à boîte automatique). Si vous êtes passager, pensez à :

A reculer le siège avant de vous installer.

A vous mettre dos au siège.

A vous asseoir doucement.

Rentrez les deux jambes en même temps. Vous pouvez utiliser un coussin pivotant pour vous aider à sortir de la voiture,

Pensez à sortir les deux jambes avant de vous lever.

 

Retrouvez notre article consacré à l’os de la hanche pour en savoir plus sur cette région anatomique !

Voici également allodocteurs consacré à la prothèse de hanche.

 

 

ZOOM SUR VOTRE HANCHE

 

1) Surface semi-lunaire de l’acétabulum

2) Cartilage articulaire

3) Tête du fémur

4) Ligament de la tête du fémur (coupé)

5) Membrane obturatrice

6) Boulet (labrum) acétabulaire

L’articulation de la hanche est une articulation multiaxiale de type rotule entre l’acétabulum et la tête du fémur.

La membrane fibreuse de la capsule articulaire est renforcée par 3 ligaments.

– Ligament ilio-fémorale, le plus important, ligament renforçant l’articulation de la hanche.

Ce ligament en y inversé limite l’hypertension et la rotation latérale.

– Ligament pubo-fémoral limite l’extension et l’abduction (qui éloigne la hanche de l’axe du corps).

– Ligament ischio-fémoral l’expansion et la rotation médicale. (le plus faible).

Les mouvements de hanche : abduction, adduction (rapproche la hanche de l’axe du corps), la flexion, la rotation, l’extension et la circumduction (cercle).

 

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Sandra MARNET

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