la spondylarthrite-rhumatoide est très handicapante, en plus d'être très douloureuse

La spondylarthrite ankylosante est un rhumatisme inflammatoire chronique atteignant presque exclusivement la colonne vertébrale  et les articulations sacro-iliaques, mais qui peut parfois toucher les articulations des membres. Elle entraîne des raideurs et des douleurs articulaires pouvant être parfois très invalidantes.

 

Elle apparaît principalement entre 15 et 35 ans et touche plus souvent les hommes que les femmes. Elle est le plus souvent associée au gène HLA-B27. Il existe donc une prédisposition héréditaire. Cet antigène est aussi présent dans les maladies inflammatoires chroniques intestinales (maladies de Crohn et Rectocolite hémorragique, etc.). Ainsi les patients atteints d’une maladie inflammatoire intestinale ont plus de chance de développer une spondylarthrite ankylosante.

 

Rappel anatomique de l’articulation sacro-iliaque

shema-sacro-illiaqueC’est une articulation appartenant au bassin entre le sacrum et l’os iliaque. C’est une amphiarthrose car elle comprend deux types articulaires différents. La partie postérieure est une amphiarthrose dont les deux surfaces articulaires sont séparées par un ligament fibreux. La partie antérieure est une diarthrose, articulation synoviale, entourée par une capsule articulaire et maintenue par des ligaments. La surface articulaire de la sacro-iliaque est décrite en « rail », creuse côté sacrum et plein côté iliaque. Elle est en forme d’oreille dite « auriculaire » et composé d’un petit bras et d’un grand bras.

 

shema-articulation-douloureuse

La maladie évolue sous forme de poussées inflammatoires très douloureuses séparées par des périodes où les symptômes sont absents ou peu prononcés. Pendant ces poussées, le patient se plein de sueurs nocturnes et l’intensité des douleurs peuvent entraîner une impotence fonctionnelle.

 

 

Signes et symptômes de la spondylarthrite ankylosante

  • Douleur sacro-iliaque se traduisant par une douleur dans le bas du dos latéralisé ou non. La douleur inflammatoire est souvent nocturne associée à des sueurs et pouvant parfois irradier à la face postérieure de cuisses. Elle est calmée par l’effort.
  • Raideur articulaire (ankylose) d’intensité variable au niveau de la colonne vertébrale et des articulations sacro-iliaques. La maladie peut évoluer parfois vers la fusion des articulations entre elles.
  • Talalgies (douleurs aux talons) le plus souvent au repos. Les douleurs peuvent être à bascules (alternance de deux côtés). Ces douleurs sont très caractéristiques de la maladie et aident au diagnostic pendant l’interrogatoire.
  • Enthésites (inflammation aupoint de liaison entre l’os, les tendons et les ligaments). Elles apparaissent essentiellement au tendon d’Achille (d’où les talalgies). Elles peuvent apparaître aussi partout au niveau des membres inférieurs comme aux orteils prenant la forme de « saucisse ». On parle alors de dactylite.
  • Fatigue importante
  • Les organes autres que l’appareil locomoteur peuvent plus rarement être touchés comme l’œil (uvéite), la peau (psoriasis), intestins (Crohn), cœur et poumon.

 

Évolution de maladie

Après plusieurs mois ou années d’inflammations, la principale évolution reste l’enraidissement, l’ankylose et la formation de « pont osseux » entre les différentes articulations et os. La formation de ces « ponts osseux » peut toucher toutes les articulations mais principalement les vertèbres et les articulations sacro-iliaques ce qui compromet alors gravement les mouvements articulaires. Les douleurs disparaissent généralement après l’apparition de l’ankylose. Mais cette ossification complète entre les os reste aujourd’hui assez rare.

Examen clinique :

Il peut être normal ou montrer une perte de la lordose lombaire et une limitation des mouvements des hanches et de la flexion du tronc. Une hypercyphose dorsale peut, dans les cas plus avancés, être constatée avec un enraidissement thoracique.

Traitement :

Le plus souvent les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont très efficaces contre les douleurs et peuvent être prescrits de façon continue ou discontinue. Les antalgiques restent aussi efficaces. Depuis quelques années, un traitement de fond peut être pris si le traitement symptomatique n’a aucun effet. Il est principalement constitué de sulfasalazine, léflunomide et méthotrexate.

L’ensemble de ces traitements ont cependant de nombreux effets secondaires sur les défenses immunitaires et le système digestif.

 

Et l’ostéopathie face à la spondylarthrite ankylosante ?

Même si l’ostéopathie ne guérit pas la maladie, elle joue un rôle primordial contre l’enraidissement et l’ankylose. Elle ralentit donc l’évolution de la maladie. Une prise en charge régulière peut alors redonner une bonne souplesse des tissus mous et un gain de mobilité des articulations touchées.

Les traitements de fonds étant parfois très lourd et leurs effets secondaires contraignants, l’ostéopathie pourra aussi aider à lutter contre ses effets en agissant sur les troubles du transit et les défenses immunitaires.

Ainsi l’ostéopathie apporte plus de confort au patient et l’aide à mieux vivre la maladie.

 

Author Info
Yannis Tillard

Yannis Tillard

Ostéopathe D.O issu du centre international d’ostéopathie, mon parcours atypique m’a permis de vivre et d’exercer l’ostéopathie sur plusieurs continents comme en Asie dans des monastères bouddhistes et des centres de méditations. J’ai l’habitude de travailler en complémentarité avec d’autres disciplines médicales et paramédicales pour un meilleur suivi du patient et une prise en charge plus efficace.

Pas de commentaires

Poster un commentaire