le toucher au service du bien être

Perpétuellement connecté, l’ère du tactile est-elle le moment de notre reconnexion avec le toucher ?

Il semble que non, car nous avons profondément oublié comment nous regarder, et surtout, comment nous toucher.

Se toucher et se faire toucher sont des actes quotidien empreint de nombreuses connotations sociales et émotionnelles, souvent mêlé tour à tour à la pudeur, l’affection, l’envie, la peur, la joie etc.

C’est un geste qui paraît anodin et pourtant crucial pour notre survie et notre constitution.

Le toucher est un sens indispensable en premier lieu pour notre propre développement : il nous permet d’explorer un environnement, de marcher, de prendre un objet, de faire l’amour, et bien d’autres activités.

 

Le toucher indispensable dans notre rapport à l’autre ?

Rapport intime ou social, le toucher est un médiateur entre les corps et se trouve dès lors être un composant crucial dans nos rapports aux autres.

Il est ce qui permet de nous connecter à l’autre, mais aussi à nous même.

Notre faculté du toucher est permise grâce aux corpuscules tactiles présents en extrême densité dans la peau, qui recouvre entièrement notre corps.

On oublie parfois que le plus grand organe de notre corps, du moins par la taille, est la peau.

On comprend dès lors que le toucher, via la peau, puisse être vecteurs de sensations puissantes, agréable ou douloureuses, et qu’elle soit ainsi une fenêtre ouverte vers nos sentiments. Cette porte d’entrée à nos émotions constitue un élément souvent primordial dans les thérapies « tactiles » telles que l’acupuncture ou l’ostéopathie.

En effet, mettre le doigt sur ces zones émotionnelles, les travailler, permet une approche différente et trop souvent méconnue de très nombreuses pathologies « banales » telles que le mal de dos, les troubles digestifs, respiratoires, anxiogènes, etc… C’est ce que l’on appelle le traitement somato-émotionnel.

Traiter les émotions par le corps, faire du toucher un moyen thérapeutique

Sans le vouloir, lorsque vous faites un câlin à votre petit ami(e), vous lui permettez d’exprimer une émotion, et par là peut-être d’évacuer une tension : un muscle trop dur par exemple…

Le toucher, souvent perçu comme une agression de l’espace personnel et un envahissement, dans l’intérieur de nos espaces urbains peut alors prendre une dimension de soin.

Entre le toucher social, la poignée de main par exemple, et le toucher intime privé, il existe un autre type de connexion qui peut-être thérapeutique.

En utilisant l’autre, ici le soignant, comme vecteur de la redécouverte de son propre corps, on prend conscience de nos douleurs, de nos tensions, et l’on peut ainsi interagir avec elles afin d’apprendre de notre corporéité.

« Des expérimentations s’intéressant aux rats ont montré que les animaux caressés sont détendus, calmes, souples, confiants et même audacieux, leur apprentissage est meilleur, leur croissance plus rapide, leur résistance aux affections plus grande, leur cerveau plus lourd. Par contre, les rats recevant les soins minimaux dans la stricte indifférence sont tendus, agités, craintifs et agressifs. » — Dr Gérard Leleu, Le Traité des caresses

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